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On n’est jamais si bien servi que par soi même : Ce proverbe populaire s’applique également au dernier stade de notre vie. Il ne s’agit pas comme Ernest Hemingway de déterminer quand et comment, mais simplement d’accomplir un certain nombre de démarches, d’anticiper en pensant à ceux qui restent. L’expression « mettre en ordre ses affaires » est de mise, voici quelques repères.
Conventions obsèques, caveau de famille, incinération… C’est souvent lorsqu’on arrive au soir de sa vie que le besoin de déterminer et de régler ses dernières volontés se fait sentir. Pourtant de nombreuses personnes ont eu à affronter une disparition soudaine, la mort brutale d’un proche. Les questions terre à terre sont vite présentes avec leur absence de réponse. Pas de testaments, pas de dernières volontés : Comment savoir ce qu’il ou elle aurait voulu : « on n’en avait jamais parlé »… Et puis il y a également l’aspect financier : Qui paye les funérailles lorsque rien n’est prévu ? Le traumatisme de la mort brutale se double de toutes ces questions non réglées.
Organiser ses obsèques Faire un testament devant notaire est traditionnellement la meilleure manière de posséder. Dans celui-ci on peut expressément déterminer où et comment ses funérailles auront lieu. Certains préfèrent confier une enveloppe à un proche, noter sur un carnet…Mais sachez le, seul le testament notarié et acté a force de loi. En ce qui concerne l’organisation proprement dite, vous pouvez affirmer de manière détaillée votre vision de la cérémonie, choisir la musique qui accompagnera votre dépouille, le rite funéraire (religieux ou profane), les gens qui porteront le cercueil, celui qui prononcera votre éloge…Parfois quelques phrases ou brides de conversation éclairent les proches sur vos souhaits, mais cela est il suffisant ?
Témoignages
« Mon père avait tout prévu : Il voulait être inhumé en Bretagne, ne pas être incinéré, que la messe ait lieu dans son village d’origine…Il avait même mis de côté sur un livret, l’argent nécessaire aux obsèques » nous explique Antoine 48 ans. Mais une telle prévoyance est rare, pourtant elle éviterait bien des douleurs et des gestes regrettables. Ainsi qu’en atteste Sophie 38 ans : « Ma grand mère est morte très brutalement et on s’est retrouvé totalement dans le brouillard : elle n’avait rien prévu, n’en parlait jamais. On a du retourner sa maison pour trouver les papiers de banque, d’assurance…On s’est déchiré entre nous, les enfants, les oncles et tantes, les petits-enfants…Nous avons fini par voter pour prendre certaines décisions comme le lieu de sa tombe : elle avait divorcé de mon grand-père, mort depuis. C’était un cauchemar !
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